Sur le hasard et la causalité
Le hasard pur n’existe pas
C’est l’ignorance des cerveaux humains qui cré le hasard pur, l’aléatoire.
Instaurer le hasard pur c’est réfuté la causalité, c’est supprimer toutes causalités.
Là encore, un amalgame est fait entre le réel et les outils qui prétendent décrire le réel.
Ce
n’est pas la vision causale du monde qui doit être contestée. Les
formules mathématiques utilisées par la mécanique classique ne sont pas
adaptées à la mécanique quantique. La Mécanique classique est conçue
pour décrire les enchaînements causaux des événements. Les outils
mathématiques utilisés pour décrire la mécanique classique ne sont pas
opérationnels pour décrire la mécanique quantique.
Ainsi la
mécanique classique est contestée parce que l’outil mathématique de la
mécanique classique n’est plus adapté pour décrire la Mécanique
Quantique puisqu’elle rend compte de la causalité au pas à pas alors que
pour la mécanique quantique le déroulement des différentes étapes de la
causalité lui échappe. Un outil mathématique, basé sur les statistiques
et les probabilités, est nécessaire pour appréhender approximativement à
saute-mouton l’enchaînent des événements.
La physique classique est descriptive alors que la physique quantique est seulement prédictive.
Laplace a été mise au placard un peu rapidement et violemment sous la pression hormonale des cerveaux mystiques.
« Nous
devons donc envisager l’état présent de l’univers, comme l’effet de son
état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre. Une
intelligence qui, à un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont
la nature est animée et la situation respective des êtres qui la
composent, si d’ailleurs elle était suffisamment vaste pour soumettre ces données à l’analyse,
embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps
de l’univers et ceux du plus léger atome ; rien ne serait incertain
pour elle, et l’avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux…
L’esprit humain… dans la recherche de la vérité, tendent à le rapprocher
sans cesse de l’intelligence que nous venons de concevoir, mais dont il restera toujours infiniment éloigné. » – Pierre-Simon Laplace, Essai philosophique sur les probabilités
Certains nient l’esprit de cette hypothèse à coups d’arguties sur la forme.
Les
propos de Laplace parlent de causalité et de l’impossibilité pour
l’esprit humain de lire totalement l’enchaînement de cette causalité.
Cette impossibilité n’élimine pas pour autant la causalité.
Certains
en leur temps avaient déjà utilisé l’utilisation des statistiques et
des probabilités pour se passer de la causalité et en bon mystiques, par
extension, l’éliminer et instaurer le hasard pur soumis à
l’intervention d’une baudruche déifiée. Aujourd’hui, à travers certains
physiciens, cette idéologie perdure en instrumentalisant la Mécanique
quantique.
Tous ceux qui adhérent à l’existence du vrai hasard
s’abandonne à l’ignorance, à la mystique et clôture la recherche. Le
hasard pur est utilisé comme les baudruches déifiées ont été inventées
pour donner une réponse à l’ignorance. Ce totalitarisme hormonal est
terrifiant.
Tout est en relation avec son environnement, s’il y a du hasard pur il n’y a plus de relations.
D’où viendrait le hasard pur ?
« Rien ne naît de rien ». Cette réflexion de Lavoisier reste pertinente.
Sur la causalité
Les raisonnements sur la causalité sont
biaisés en enfermant la causalité dans une certaine interprétation figée
de la mécanique classique.
l’indétermination n’invalide pas la causalité.
«
le principe d’indétermination [n’] exprime [que] l’impossibilité de
suivre expérimentalement ou plutôt de prévoir avec une précision
illimitée l’évolution d’un système particulier » Langevin
Cette citation est extraite de la discussion qui succède à l’article : Louis de Broglie,
Le
déterminisme et la causalité dans la physique contemporaine, Bulletin
de la Société française de philosophie , 29/4 (1929), 371-390.
(Discussion : Léon Xavier, Einstein, Borel, Hadamard, Langevin, Le Roy,
Raymond Lenoir.
Prétendre qu’il n’y a pas de continuité dans le
mouvement des sauts des électrons implique une disparition spontanée et
une création spontanée. Que les états énergétiques des électrons se
stabilise à des valeurs précises. Que ce saut soit impossible à saisir
ou que mathématiquement il soit inutile à l’application de la théorie
n’implique pas qu’il n’existe pas, (en MQ, l’évolution d’un système
n’est plus représentée par une trajectoire). Ainsi il est étonnant de
prétendre qu’il n’y a pas de causalité entre un état et un autre, qu’il y
a un vide et qu’il n’y a aucun mouvement d’un état à l’autre. Qu’il y a
en quelque sorte une absence, une disparition momentanée.
Il y a une dérive dans l’interprétation de « propriété émergente » la propriété n’émerge pas de nul part.
Si
elle n’est pas déductible des propriétés des éléments qui la compose,
elle est déductible de la structure, de l’organisation que prend
l’agrégat et des mouvements des éléments de cette substance.
Les
propriétés émergentes, avant d’être émergentes, sont des propriétés
résultantes des propriétés des éléments qui compose l’agrégat,
propriétés qui vont déterminer à travers l’interaction des éléments qui
constitue l’agrégat l’organisation de la structure de l’agrégat puis les
comportements particuliers et inédits de l’agrégat .
L’émergence ne se définit pas en termes d’additions mais en termes d’interactions.
Le terme émergence est inapproprié, remplacer propriété émergente par propriétés résultantes.
Lorsque
la situation devient trop compliquée pour décrire l’enchaînement des
événements pas à pas, le calcul des probabilités est utilisé afin de
prendre des raccourcis et de prédire partiellement l’état futur de cette
situation de façon approximative.
« la théorie des
quanta contraint à donner aux lois une formule statistique et à
abandonner le principe du déterminisme. […] en ce qui concerne la
formulation mathématique des lois selon la théorie des quanta, on s’est
vu forcé d’abandonner le déterminisme pur. […] En premier lieu, on peut
exprimer la divergence entre la physique contemporaine et la physique
d’autrefois par ce qu’on appelle la relation d’indétermination. On a
établi qu’il est impossible d’indiquer simultanément, à volonté et
exactement, la position et la vitesse d’une particule atomique. On peut
mesurer exactement la position, mais alors l’intervention de
l’instrument d’observation interdit jusqu’à un certain point de
connaître la vitesse ; dans le cas contraire, la connaissance de la
position devient imprécise lorsqu’on mesure la vitesse, […]. Cette
formulation montre en tout cas la raison pour laquelle les concepts de
la mécanique newtonienne ne peuvent désormais nous conduire beaucoup
plus loin, car pour calculer un processus mécanique, il faudrait
connaître simultanément la position et la vitesse du corpuscule à un
moment déterminé et c’est précisément ce que la théorie des quanta
estime impossible. Niels Bohr, avec une autre formule, a introduit le
concept de caractère complémentaire. Il entend par là que diverses
images claires au moyen desquelles nous décrivons des systèmes d’atomes,
tout en s’appliquant à certaines expériences, s’annulent pourtant
réciproquement. Ainsi il est possible par exemple de décrire l’atome de
Bohr comme un petit système planétaire : au centre, un noyau ;
tout autour, des électrons qui gravitent autour de ce noyau. Pour
d’autres expériences, il sera pourtant utile de se représenter que le
noyau est entouré d’un système d’ondes statiques dont la fréquence
décide de la radiation de l’atome. Enfin, on peut aussi considérer
l’atome comme un objet de la chimie ; on est en mesure de calculer
sa réaction thermique lorsqu’il s’unit à d’autres atomes, mais on ne
pourra pas observer simultanément le mouvement des électrons. II en
ressort que ces diverses images sont correctes à condition de les
employer correctement ; mais elles se contredisent et, en
conséquence, on les dit complémentaires l’une de l’autre.
L’indétermination qui pèse sur chacune de ces images est formulée par
les relations d’indétermination et est suffisante pour éviter des
contradictions logiques entre les différentes images. Sans entrer dans
les détails de la mathématique de la théorie des quanta, ces quelques
indications feront comprendre que la connaissance incomplète d’un
système doit représenter une part essentielle de chaque énoncé de la
théorie des quanta. Les lois de la théorie quantique doivent être de
nature statistique. […] Cet élément statistique de la physique atomique
ne joue en général aucun rôle dans les processus à grande échelle, car,
dans ce domaine, la probabilité des lois statistiques est si élevée que
l’on peut considérer ce processus comme pratiquement déterminé. » Heisenberg – La nature dans la physique contemporaine page 156 folio essais
Par
impossibilité instrumentale la mécanique quantique doit renoncer à
l’idée de trajectoire. De fait les outils de la mécanique classique
deviennent inopérants.
En fait la causalité ne peut pas être traduite par les mathématiques utilisant les formules
de la mécanique Newtonienne puisque les paramètres utilisés par
celle-ci sont manquants. Ainsi seul le formalisme mathématique est en
cause, et il est impossible de voir pour quelle raison cela invaliderait
la causalité dans les processus de transformations permanentes de
l’univers.
Ce flou entretenu est exploité pour assouvir un besoin différent de la compréhension de l’univers.
La
volonté d’affirmer l’existence du hasard pur, afin, sous le joug des
pressions hormonales, de pouvoir spéculer sur toutes les fantasmagories
et d’installer une mystagogie.