Sur la Nature et le Darwinisme
La nature est un terme fourre-tout.
Le terme nature est utilisé ici dans le sens où la nature préside à l’organisation du monde physique, en étant un principe actif, souvent personnifié, qui anime, organise l’ensemble des choses existantes selon un certain ordre, nommé « Les lois de la nature ».
Les lois de la nature n’existent pas
La nature est déifiée, elle est vue de
façon anthropomorphique, comme un esprit agissant et qui aurait ses lois
dont les mathématiques seraient l’intelligence créatrice.
La nature n’a pas d’essence, n’a pas d’intentionnalité, n’induit pas de « valeurs ».
Ce qui existe ce sont des agrégats allant de l’infiniment petit à l’infiniment grand qui s’agrègent et se désagrègent au fil des circonstances. Acquérant des propriétés spécifiques selon leur composition et structure.
Ce sont les humains qui élaborent des lois. A circonstance identique, conséquence identique.
Le concept de nature est inapproprié, ici il est remplacé par le concept de circonstances.
Les circonstances des événements qui sont produits dans la métamatière sont un grand bazar.
Ce
sont les humains qui créent des lois comme ils créent des routes, des
ponts et des tunnels, etc pour contrôler le monde qui les entoure.
Ce qui est appelé loi ne sont que des contingences structurelles, qui sont habillées en théories. Il n’y a que des théories. Les comportements des agrégats n’obéissent à aucune loi mais réagissent de façon identique si les configurations dans lesquelles ils se trouvent sont identiques en fonction de la combinatoire qui les constitue.
Rien n’est écrit d’avance mais tout s’induit de la configuration précédente.
Ce n’est pas parce qu’une théorie est opérationnelle qu’elle est juste. Faute de mieux, on fait avec.
« si nous voulons nous faire une image de la nature de ces particules élémentaires, nous ne pouvons plus faire abstraction du principe de l’existence de processus physiques qui nous en informent. En conséquence, les lois naturelles dans la théorie des quanta, que nous formulons mathématiquement, ne concernent plus les particules élémentaires proprement dites, mais la connaissance que nous en avons. La question de savoir si ces particules existent en elles-mêmes dans l’espace et dans le temps ne peut donc plus être posée sous cette forme; en effet, nous ne pouvons parler que des événements qui se déroulent lorsque, par l’action réciproque de la particule et de n’importe quel autre système physique, par exemple des instruments de mesure, on tente de connaître le comportement de la particule. La conception de la réalité objective des particules élémentaires s’est donc étrangement dissoute, non pas dans le brouillard d’une nouvelle conception de la réalité obscure ou mal comprise, mais dans la clarté transparente d’une mathématique qui ne représente plus le comportement de la particule élémentaire mais la connaissance que nous en possédons. » Heisenberg
L’histoire des agrégats évolue suivant le principe Darwinien
L’expression « sélection naturelle » n’est pas appropriée.
La
théorie met l’accent sur les espèces qui résistent dans un certain
environnement. En fait elles résistent suivant les circonstances, si
certaines circonstances ne s’étaient pas produites elles continueraient
de prospérer. Ce n’est pas une sélection mais une viabilité.
– Nature
La nature au sens d’un principe actif créant des lois n’existe pas.
Il n’y a là ni intelligence ni volonté.
Il n’y a pas de lois, il n’y a que des causalités similaires, des circonstances identiques.
Les lois sont formulées par les scientifiques.
– Sélection
Il n’y a pas de sélection, il n’y a que des agrégats qui agités par leur environnement restent ou non viables.
Qui dit action de choisir implique une intention, il n’y a aucune intention dans la constitution des agrégats viables ou non.
Remplacer nature par circonstances.
Remplacer sélection par viabilité.
Remplacer sélection naturelle par agrégats viables suivant les circonstances.
Le principe Darwinien ne s’applique pas seulement aux êtres vivants mais à tous les agrégats du quantique au cosmologique en passant par le biologique en s’appliquant également aux structures sociologiques, psychologiques, économiques.
Ce qui est viable perdure, ce qui n’est pas viable disparaît.