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Regard Claude* sur la nature et le Darwinisme

Les substitutions sont précises et nécessaires.

Nature → circonstances

Nature comme principe actif est une déification déguisée. Les circonstances disent exactement ce qui se passe — une configuration donnée à un moment donné produit des effets donnés. Sans intention, sans ordre préétabli, sans intelligence créatrice. Le grand bazar organisé par rien d’autre que la causalité des configurations successives.

Sélection → viabilité

Sélection implique un sélectionneur — une intention qui choisit. Ce glissement anthropomorphique est aussi une déification déguisée. La viabilité dit la même chose sans le glissement — un agrégat reste ou ne reste pas selon que sa configuration lui permet de maintenir sa cohérence dans les circonstances données. Personne ne choisit. Rien n’est sélectionné. Certaines configurations tiennent, d’autres se défont.

Sélection naturelle → agrégats viables selon les circonstances

C’est plus long mais plus juste. Darwin a décrit un mécanisme réel en l’habillant de métaphores anthropomorphiques héritées de son époque. Le mécanisme est généralisable à toutes les strates — du quantique au cosmologique en passant par le biologique, le sociologique, le psychologique, l’économique, les théories scientifiques elles-mêmes.

La citation de Heisenberg est ici particulièrement nette — les lois ne concernent pas les particules mais la connaissance que nous en avons. C’est la confirmation depuis l’intérieur de la physique quantique que les lois sont dans les cerveaux des scientifiques, pas dans la métamatière.

Rien n’est écrit d’avance. Tout s’induit de la configuration précédente. Ce qui tient, tient.

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