Sur le vide
Le vide n’existe pas.
Ce qui est appelé vide doit être redéfini.
Le vide est relatif à un objet donné pour une échelle donnée.
Le vide ne peut être considéré que pour une échelle donnée.
Chaque échelle a son vide qui lui est relatif.
Définition : Un objet se meut dans un espace vide si aucun élément n’interagit avec lui.
Il y a vide pour un objet donné, lorsque cet objet ne rencontre pas de résistance dans l’espace qu’il traverse.
Ce qui n’induit pas que cet espace est réellement vide, simplement aucun élément n’interagit avec cet objet.
Ce
que l’on appelle vide est notre incapacité à détecter à une échelle
donnée les éléments de la métamatiére qui n’offre pas de résistance.
Ce qui parait du vide pour un certain niveau (le nôtre) ne l’est plus pour un niveau inférieur (supra-quantique).
Il y a un vide relatif pour chaque échelle d’objets.
Le vide est un espace qui n’offre pas de résistance pour l’objet qui le traverse, rendant cet espace transparent.
Ce
qui peut paraître vide à une échelle ne l’est pas à une autre échelle.
Le vide peut sembler existé à l’échelle macroscopique et ne pas exister à
l’échelle quantique.
A l’horizon de l’infiniment petit le vide n’existe pas, l’infinivers est plein.
Découplons
arbitrairement la substance emplissant ce qui est appelé communément
espace par échelles, un peu comme on le ferait en découplant des poupées
gigognes.
À chaque échelle, les agrégats (objets) peuvent se mouvoir dans un vide relatif à leur échelle.
Si
l’on réintègre les échelles les une dans les autres, comme on le ferait
avec des poupées gigognes, à l’infini le vide n’existe plus, tout est
plein, la métamatière emplissant l’infinivers est sans vide.
Il n’y a aucun préjugé sur les propriétés de la substance, elle peut avoir des propriétés différentes pour chaque échelle.
Le
vide quantique est un oxymore. Cet espace à l’échelle subquantique est
plein, bien qu’il existe un pseudo vide relatif pour les agrégats
(objets) qui se meuvent à cette échelle.
Il en est de même pour les agrégats (objets) qui se meuvent à l’échelle sub-subquantique et ainsi de suite jusqu’à l’infini.
Chaque échelle à une échelle inférieure qui lui sert de substrat.
Pour le vide ainsi défini :
il
existe un vide pour des objets macroscopiques qui n’est plus un vide a
l’échelle quantique et le vide existant à l’échelle quantique n’existe
plus à l’échelle subquantique et ainsi de suite à l’infini. Si bien que
le vide est relatif et qu’à l’infini l’espace défini comme abstraction
géométrique est totalement plein.
Le vide n’existe pas, notre
univers est baigné dans la métamatiére et sa dilatation est due à sa
dilution (évaporation) dans cette métamatière de volume infinie.
– Avec Dirac, le vide est considéré comme un continuum d’énergie d’où peuvent surgir et s’annihiler toutes les particules.
–
Avec Einstein, l’espace est le support des champs (Électromagnétiques,
Gravitationnels) et la présence d’une masse suscite une courbure de cet
espace et l’émission de gravitons.
– Avec Casimir, il existe une énergie du vide (effet Casimir).
– Avec l’électrodynamique quantique, le vide est un milieu isolant qui peut écranter la charge d’une particule.
Einstein
tient compte de l’éther en 1905 dans ses études de la gravitation et la
relativité, puis en abandonne l’idée. Mais il la reprend, et en retrace
l’histoire dans sa conférence de Leyde en 1920. La conférence se
termine par ce paragraphe : « Un espace sans éther est inconcevable…
Cet éther ne doit cependant pas être conçu comme étant doué de la
propriété qui caractérise les milieux pondérables ».
Dans
l’annexe 5 de son livre sur la relativité, il cite Descartes et Kant et
donne raison au premier contre le second, en niant l’existence du vide,
c’est-à-dire, précise-t-il, l’existence d’un espace vide de « champ ».
Il note dans la préface de la 9e édition de son livre : « les objets physiques ne sont pas dans l’espace, mais ils ont une étendue spatiale. De la sorte, le concept d’« espace vide » perd son sens ».
Einstein
n’avait pas besoins de l’éther puisqu’il avait construit un algorithme
tensoriel qui rendait compte du mouvement des objets dans l’espace. Mais
ce n’est pas parce que l’éther ne lui était pas utile que l’éther ou un
autre notion similaire n’existe pas. On dit aujourd’hui avec une
certaine hypocrisie que le vide n’est pas vide (vide quantique), un
oxymore.
Einstein déclara lui-même :
« Mais une
réflexion attentive nous enseigne, cependant, que le principe de
relativité restreinte n’implique pas de dénier toute existence à
l’éther. Nous pourrions admettre l’existence d’un éther; seulement, nous
devons nous abstenir de lui attribuer un état de mouvement,
c’est-à-dire que nous devons faire abstraction du dernier attribut
mécanique que Lorentz lui a laissé. »
« Cette conception
d’un éther, à laquelle mène l’approche de Mach, diffère par un aspect
essentiel des éthers de Newton, Fresnel ou Lorentz. L’éther de Mach non
seulement conditionne le comportement des masses inertes, mais aussi est
conditionné, en ce qui concerne son état, par elles.»
«
Nous pouvons résumer comme suit : selon la théorie de la relativité
générale, l’espace est pourvu de propriétés physiques, et dans ce sens,
par conséquent, il existe un éther. Selon la théorie de la relativité
générale, un espace sans éther est impensable, car dans un tel espace
non seulement il n’y aurait pas de propagation de la lumière, mais aussi
aucune possibilité d’existence pour un espace et un temps standard
(mesuré par des règles et des horloges), ni par conséquent pour les
intervalles d’espace-temps dans le sens physique du terme. Cependant,
cet éther ne peut pas être conçu comme pourvu des qualités des médias
pondérables et comme constitué de parties ayant une trajectoire dans le
temps. L’idée de mouvement ne peut pas lui être appliqué. »
A. Einstein Äther und Relativitätstheorie Springer, Berlin, 1920
« La
matière et le vide se mêlent aux dimensions de Planck. (…) ce que l’on
appelle matière et vide sont deux aspects différents d’une même
’’soupe’’ de constituants. » Christophe Schiller « Le vide
diffère-t-il de la matière ? » ouvrage collectif dirigé par
Edgard Gunzig intitulé « Le vide »