Sur le temps

Le temps n’existe pas

Nous vivons toujours au présent, ce que nous vivons est un empilement et non une trajectoire.

Nous ne vivons qu’un permanent présent, perpétuel, éternel.

On vit dans un éternel présent.

Le présent est permanent, il n’a ni début ni fin, l’infinivers est éternel, l’infinivers a toujours existé et existera toujours, il existe dans un présent perpétuel.

Tout se passe dans le présent. Le présent remplace le présent, seul le mouvement existe, mais il existe toujours dans le présent.

« Car éternellement et toujours il n’y a que maintenant, un seul et même maintenant ; le présent est la seule chose qui n’a pas de fin. » Shrodinger

« On ne voit jamais le temps, mais on voit les choses changer. » Carlo Rovelli :

Le temps est une commodité pour rendre compte de la causalité.

Les horloges ne mesurent pas le temps, mais le temps est défini par le rythme créé par des horloges.

Seuls existent des relations entre les événements qui surviennent, relations entre les changements qui ont lieu, oscillations d’atomes, de particules.

Le temps n’existe pas, c’est un concept pour mesurer les mouvements d’objet par rapport à un mouvement d’objet de référence. Seul le mouvement existe, ou plus exactement la modification de la position d’un objet par rapport à un autre objet.
Le temps ne se conceptualise qu’à partir d’un mouvement de référence (rotation de la terre sur elle-même, rotation de la terre autour du soleil….)

Imaginons un objet seul dans un vide absolu sans autre point de référence que lui-même, imaginons un instant qu’il n’y a plus aucun mouvement, que devient le temps ? Le temps se mesure comment ?

La doxa admet que le temps est relatif, que le temps est né avec le soi-disant big bang et pour cause presqu’aucun mouvement de particules n’existe dans cet élément dit primordial.

Carlo Rovelli :
« Il faut comprendre comment cette étrange structure du temps est affectée par la mécanique quantique : au niveau fondamental, il n’y pas de temps local ni de temps commun, on ne peut parler que de la façon dont les choses bougent les unes par rapport aux autres. Cela signifie que le temps ne permet pas de décrire le monde au niveau fondamental. On ne voit jamais le temps, mais on voit les choses changer. On voit le soleil monter et descendre, on peut décrire les faits sans parler du temps, seulement en mettant en avant comment les choses changent. Ainsi, les horloges nous donnent-elles un repère temporel commun et pas de repères généraux. »
Le changement comme mesure du temps et non l’inverse. Elle permettrait également de rendre raison à l’idée de bon nombre de physiciens selon laquelle le temps est défini par ce que mesurent les horloges.
Ce n’est qu’une fois équipées d’une métrique, que les distances entre points prennent sens.
La relativité générale décrit le mouvement des différents objets les uns par rapport aux autres et non relativement à l’espace-temps
En effet, on ne mesure jamais le temps, on mesure bien plutôt les oscillations d’un pendule, les vibrations d’un cristal de quartz, l’écoulement d’un sablier ou encore la combustion d’une bougie. Nos mesures d’évolution sont toujours des corrélations de variables dynamiques. Par exemple, quand j’affirme — montre à l’appui — que mon pendule a réalisé vingt-cinq allers-retours en une minute, je ne fais que corréler deux variables dynamiques entre elles : le parcours de ma trotteuse sur 360 degrés et les oscillations plus ou moins périodiques dudit pendule.
Le temps surgit ou émerge comme syntaxe du changement. Si le temps est une abstraction à laquelle on parvient par la considération du mouvement des choses, alors c’est peut-être parce que temps et changement entretiennent des rapports qui se déterminent selon les échelles. »